Samuel Poliquin entrevoit une saison hiver-printemps 2019 très occupée!

Les nôtres dans les universités et collèges américains

Texte et recherches de Jacques Lanciault

Samuel Poliquin

Mirabel, Québec, le 4 décembre 2018 — Après avoir évolué durant deux saisons avec l’équipe de baseball du Colby Community College du Kansas, le baseballeur montréalais Samuel Poliquin a amorcé cet automne ses études universitaires à la Louisiana State University d’Alexandria en Louisiane… où, bien évidemment, il a joint les rangs de l’équipe de baseball de cette institution, les Generals, qui évolue dans la conférence Red River Athletic de la NAIA, la National Association of Intercollegiate Athletics.

En étant à ses premiers pas dans le baseball universitaire américain, nous étions curieux de connaître ses premières impressions quant à son nouvel environnement, à son acclimatation en classe tout comme au sein de son équipe de baseball, aux entraînements, à ses entraîneurs, à son équipe… et évidemment à sa progression depuis son arrivée!

Nous nous sommes entretenus avec lui par courriel. Voici ce qu’il nous apprend.

Photo ci-dessus : Samuel Poliquin, qui au Québec porte les couleurs des Pirates de Laval de la Ligue de baseball junior élite du Québec, a connu une superbe saison d’automne comme lanceur avec la troupe de la « Louisiana State University at Alexandria ».

Rien de comparable avec le Kansas ou le Québec
Samuel Poliquin a vécu ses deux années de « Junior College » à Colby au Kansas, une toute petite ville de moins de 5 500 habitants. Maintenant, il se retrouve dans une ville dix fois plus peuplée… dans un État américain où, aujourd’hui encore, les populations blanches et noires ne se mêlent pas beaucoup. Et le jeune homme, qui chez nous réside à Lachine, l’a constaté dès ses premiers pas à Alexandria.

« Dès mon arrivée à Alexandria, je me suis vite rendu compte que l’environnement était différent de chez nous au Québec et de Colby. Le sud des États-Unis est quelque chose de différent en général. Ici, il a une partie de la ville où tout est “normal” et une autre partie où c’est un “ghetto”! »

Pour son installation à Alexandria, Poliquin a opté pour résider hors du campus universitaire. Il a installé ses pénates dans une partie de la ville où vivent plus de la moitié de ses nouveaux coéquipiers.

« Moi je n’habite pas sur le campus. J’habite à l’extérieur, dans la belle partie de la ville dans un bloc appartements. C’est un endroit vraiment bien. »

Du baseball… mais aussi avec un diplôme en vue
Dans son nouveau « chez lui », Samuel s’est installé afin de pouvoir étudier, car le jeune homme de 21 ans a beau être en Louisiane pour jouer au baseball, il y poursuit également ses études.

« À l’école, j’étudie en Business Administration and Management. Je dois avouer que les cours sont un peu plus difficiles que ceux au collège Colby, mais je me débrouille quand même très bien. »

« Mon horaire de cours me facilite un peu la tâche. Sachant que nous sommes très occupés avec le baseball, l’école nous offre des cours en ligne. Cette session, j’ai un total de six cours, dont quatre sont en ligne. La session prochaine, même si nous allons jouer beaucoup de matchs, mon horaire sera semblable. C’est de cette façon que je pourrai décrocher mon diplôme en mai 2020. »

Côté intégration, fort de son expérience au Kansas, Poliquin s’est rapidement intégré à sa nouvelle famille…

« Mon intégration avec l’équipe a été assez facile. Étant un joueur de troisième année (NDLR : un “Junior” dans le jargon universitaire américain), je fais déjà partie des plus vieux sur l’équipe. Dès la première pratique, j’ai eu beaucoup de plaisir avec mes nouveaux coéquipiers. Que je sois Canadien n’a eu aucun impact sur mon intégration. »

« Tout récemment, j’ai eu la chance d’aller passer Thanksgiving chez la famille d’un coéquipier et j’avoue que ce fut une expérience vraiment incroyable. »

Des installations superbes
Même si au Québec nous comptons sur de plus en plus de très bonnes installations qui permettent aux athlètes de chez nous de pratiquer leur baseball douze mois par année, dans les universités et collèges américains, la norme est d’offrir aux athlètes ce qu’il y a de mieux. Ce n’est pas différent à la l’Université Louisiana State!

« Les installations de l’école sont bonnes. Notre terrain est situé sur le campus et il est très beau. Nous profitons en plus d’une salle de musculation assez grande… Et nous avons également un centre intérieur à l’extérieur du campus qui est vraiment incroyable! Le centre est entièrement en turf et on y retrouve six cages de frappeurs et deux bullpens. »

L’entraînement physique, les pratiques de baseball, les matchs… et les études font en sorte que Poliquin se retrouve avec un horaire de premier ministre!

« Une semaine typique ici est particulièrement occupée! Nous nous entraînons physiquement quatre fois par semaine… la plupart du temps à compter de six heures le matin! Ensuite, nous allons à nos cours. Puis, de 14 heures à 17 ou 18 heures, c’est notre pratique de baseball. Avec un tel horaire, il est important d’être à jour dans nos travaux scolaires… et même de prendre de l’avance pour justement ne pas être retard dans le futur, car nous ne pouvons pas compter sur nos fins de semaine, alors que nous disputons des matchs. »

Maintenant lanceur
À sa première saison au collège Colby, Samuel Poliquin évoluait comme voltigeur. Puis à sa deuxième saison, il a évolué principalement comme lanceur, tout comme l’été dernier avec les Pirates de Laval de la Ligue de baseball junior élite du Québec. À l’Université Louisiana State d’Alexandria, le jeune homme sera lanceur.

« À LSUA, je suis lanceur. Pour l’instant, je ne sais pas encore si je serai lanceur partant ou releveur. La seule chose que mon coach m’a confirmée pour le moment, c’est que je vais être utilisé beaucoup. Je m’attends à en savoir plus dans les prochaines semaines. »

« J’aime bien mes entraîneurs. Notre head coach est plutôt easy going, mais quand c’est le temps de jouer, il est très compétitif. »

« Nous avons un nouvel entraîneur des lanceurs qui a un bon CV baseball. Il a eu un bon parcours en tant que joueur. C’est donc avec lui que je travaille tous les jours et avec qui je m’entends super bien. »

« Avec moi, il met l’accent sur de petits points techniques pour que je puisse m’améliorer et ça doit marcher puisque je vois déjà un réel progrès. »

D’ailleurs, Poliquin a connu une très bonne saison automnale.

« Pendant les matchs d’automne, j’ai très bien fait et mes entraîneurs étaient fiers de mon travail. Je crois que mon expérience du Junior College a été un facteur important dans mes succès pendant l’automne. J’espère vraiment que ça continuer sur cette voie. »

Diificile d’être loin de sa famille et de ses amis
Si étudier et jouer au baseball aux États-Unis est ce que Samuel Poliquin veut faire et qu’il y trouve le bonheur, comme tous les autres Québécois qui se sont expatriés pour pratiquer leur sport favori, Poliquin est toujours en manque de ses proches et de ses amis.

« Autant j’adore jouer au baseball aux États-Unis et que je me compte chanceux de pouvoir y être, autant il m’est toujours difficile de laisser ma famille et mes amis (Julien Castagnier-Charlebois (Cards de LaSalle), Sébastien Léger (Guerriers de Granby), Mathieu Tremblay (Voyageurs de Saguenay), Derek Marchand et Christopher Bellemare (Aigles de Trois-Rivières) ) derrière moi lorsque je quitte le Québec. »

Christopher Bellemare, Samuel Poliquin et Mathieu Tremblay

Photo ci-dessus : L’hiver dernier, Samuel Poliquin a retrouvé les Québécois Christopher Bellemare et Mathieu Tremblay sur un terrain de balle chez l’oncle Sam.

Mais aujourd’hui avec les réseaux sociaux, tous peuvent se retrouver, peu importe la distance. Ainsi Poliquin, en plus de communiquer fréquemment avec sa famille et ses proches, garde aussi contact avec d’autres Québécois qui sont dans des collèges comme Matthew Majeur, BB Lacasse et Conor Angel… tout comme avec plusieurs de ses anciens coéquipiers de Colby CC.